ACCOMPAGNER LE PROCESSUS DE DEUIL AVEC LES FLEURS DE BACH

Le deuil est l’épreuve la plus difficile à vivre et à dépasser car le retour en arrière est impossible, on ne peut qu’avancer ou se figer. Lorsque l’on parle du deuil, on pense à la mort et à la séparation de ceux que l’on aime. Mais cela recouvre le thème bien plus vaste de la perte et du renoncement qui changent le cours de nos existences et nous obligent à évoluer aussi, pour nous accommoder.

Le deuil est l’épreuve la plus difficile à vivre et à dépasser car le retour en arrière est impossible, on ne peut qu’avancer ou se figer.

Lorsque l’on parle du deuil, on pense à la mort et à la séparation de ceux que l’on aime. Mais cela recouvre le thème bien plus vaste de la perte et du renoncement qui changent le cours de nos existences et nous obligent à évoluer aussi, pour nous accommoder.

Toutefois, avant de pouvoir nous adapter à ces modifications, nous avons besoin de temps pour intégrer la réalité et exprimer nos émotions et nos ressentis.

Les Fleurs de Bach nous accompagneront dans toutes les étapes du deuil d’un projet, d’une relation ou de toute autre perte au quotidien, aussi bien que dans le processus de deuil d’un être cher. Cet article met en lumière les principales fleurs correspondant à ce processus.           

Les 5 phases du mourir selon Elisabeth Kübler-Ross

Elisabeth Kübler-Ross, d’origine suisse allemande, médecin aux Etats-Unis, a été la première, à partir des années 60, à briser la tabou entourant la mort dans les sociétés occidentales contemporaines et à œuvrer pour permettre aux gens de mourir consciemment, en paix avec eux-mêmes et avec leurs proches. Elle organise des stages qui permettent à tous, malades ou bien portants, d’apprivoiser la mort.

Selon Elisabeth Kübler-Ross, il existe cinq étapes successives sur le chemin de la mort, cinq stades par lequel passe le “mourant” et qui sont les suivants :

  1. La peur
  2. La colère
  3. Le marchandage
  4. La dépression
  5. L’acceptation

Ces cinq étapes sont en fait des repères, à nuancer en fonction de l’âge, du sexe, des causes de la mort et du milieu socio-culturel du mourant. Elles peuvent également se chevaucher, comporter des retours en arrières, etc.

L’intérêt de cette théorie est qu’elle permet de donner des repères, d’identifier l’étape qu’est en train de traverser le “mourant”, pour pouvoir l’aider, le comprendre, l’accompagner. Elle rappelle aussi que, le plus souvent, on ne meurt pas d’un seul coup mais que la mort, comme la naissance, est un processus, plus ou moins long, mais qui prend du temps.

La facilité avec laquelle le “mourant” passe les différentes phases dépend des expériences qu’il a vécues auparavant. Tout au long de notre vie, nous traversons des situations de mort (perte d’emploi, déménagement, etc.) et notre manière de franchir ces épreuves prépare en quelque sorte la façon dont nous aborderons cette ultime étape.

De même avant le moment fatal, la vie s’exprime avec force, dans un dernier sursaut (on remarque chez les “mourants” une amélioration notable de leur état, précédant leur mort). Ainsi, mort et vie sont donc indissociablement unies, car ce que nous nommons mort est passage à un autre état, tout comme lorsque nous naissons, nous mourrons à la vie utérine.

D’où l’importance d’apprendre à bien mourir, car notre mort est le reflet de notre vie et maîtriser sa vie, c’est maîtriser sa mort.

Première étape : la peur

C’est la négation de la mort, de son propre anéantissement par celui qui est confronté à son échéance prochaine. La mort n’est pas intégrée comme faisant partie de la vie. Ainsi, face au fatal diagnostic, il arrive que le malade affirme se sentir très bien, en pleine forme. Il refuse et cache sa peur, son angoisse. Pendant cette période, l’entourage peut aider en rassurant le malade, en lui faisant comprendre qu’il ne sera pas abandonné.

Les fleurs de Bach: Mimulus, Aspen, Rock Rose…

Deuxième étape : la colère

Il s’agit de l’expression du refus. C’est le début d’un combat contre la mort, une lutte contre la montre, contre l’inévitable. Le mourant « explose »: -« ce n’est pas juste ! pourquoi moi et pas lui ? » (qui est plus vieux, plus malade, etc.). Cette colère a besoin de s’exprimer, comme un salutaire orage avant le coucher de soleil.

Les fleurs de Bach: Holly, Willow, Cherry Plum…

Troisième étape : le marchandage

C’est un premier pas sur la voie de l’acceptation. On veut bien mourir, mais pas tout de suite (un peu comme les enfants qui ne veulent pas aller se coucher). On invoque diverses raisons de rester encore : «  je dois d’abord assister au mariage de ma fille », etc. On veut à tout prix retarder l’échéance. En fait il faut lâcher prise, arriver à accepter l’inéluctable, et c’est un combat contre soi.

Les fleurs de Bach: Clematis…

Quatrième étape : la dépression, la tristesse

C’est l’expression de l’angoisse ressentie face à la perte prochaine de sa propre vie. Un début de mort en quelque sorte; un repli sur soi comme une ultime défense. Le mourant pleure, s’afflige, se lamente sur son sort. Cette douleur doit pouvoir s’exprimer, sans honte ni retenue. Il faut la laisser sortir, car cela va permettre la libération.

Les fleurs de Bach: Gorse, Mustard, Sweet Chestnut, Star of Bethlehem…

Cinquième étape : l’acceptation

Le mourant reconnaît enfin la réalité de sa mort. Il est capable d’y faire face avec calme et dignité. Il vit alors dans un sentiment de paix retrouvée, avec soi-même et avec les autres. Il peut tranquillement dire : « Mon heure est venue ». Et c’est lui qui maintenant va pouvoir aider son entourage, au besoin, à accepter sa mort.

Les fleurs de Bach: Honeysuckle, Walnut…

D’autres Fleurs pour toutes les étapes 

White Chestnut, Rock Water, Pine, Chicory, Red Chestnut… rappelons nous que nous avons 38 fleurs à disposition pour répondre au besoin de la personne en demande, en fonction de l’état ou de l’humeur du moment. Par exemple Olive pour la fatigue après les séances de chimiothérapie ou radiothérapie, quand la personne se bat contre la maladie et qu’elle est au bout du rouleau ou Wild Rose quand la personne n’a plus envie et qu’elle a perdu toute motivation ou joie de vivre.

Walnut est LA fleur de l’adaptation par excellence. Elle accompagnera « le mourant » à chacune des étapes mais elle est également d’une grande aide pour l’entourage tout au long du processus.

Quelques petites règles de savoir faire et de savoir être pour accompagner

Il est important de ne pas se poser trop de questions  et de ne pas s’inquiéter en pensant à une erreur dans sa sélection de Fleurs. Gardons en mémoire que la nature humaine est compliquée tandis que les Fleurs sont simples. Prenons en considération ce que nous voyons et laissons aux Fleurs la tâche d’harmoniser les couches d’émotions avec confiance et foi en la Vie.

Rappelons nous également que des gestes doux, un sourire, une attitude d’écoute, de compassion, d’humilité et d’amour viendront toujours compléter et renforcer l’action des Fleurs du Dr Bach…Préparons nos flacons ou nos recommandations avec : ATTENTION, INTENTION et INTUITION

En bonus: quelques formules issues des travaux du Dr Orozco sur la gestion du deuil, de l’absence, de la solitude par l’entourage. 

1) Deuil consécutif à la disparition d’un être cher ou rupture sentimentale

Immédiatement:

  • Rescue Remedy pour le rééquilibrage provisoire
  • Sweet Chestnut pour l’angoisse extrême
  • Walnut pour l’adaptation
  • Elm pour le débordement des émotions

A prendre selon les besoins. Puis aller en diminuant les doses selon l’amélioration. Jusqu’à 8 prises par jour (toutes les 2 heures).

Au bout de 15 jours à un mois :

  • Star of Bethlehem pour le traumatisme
  • Walnut pour l’adaptation à la nouvelle situation
  • White Chestnut pour les pensées itératives
  • Honeysuckle pour le détachement émotionnel
  • Willow pour le ressentiment
  • Pine pour la culpabilité
  • Mustard pour la possible dépression

4 à 8 fois par jour selon la réponse puis passer ensuite à des mélanges personnalisés.

2) Vide affectif. Carence affective. Solitude

  • Chicory pour la carence affective
  • Heather pour l’auto compassion
  • Holly pour l’harmonisation
  • Sweet Chestnut pour le vide et l’angoisse existentiels
  • Willow pour le ressentiment et la frustration

4 à 8 prises par jour

Quelques réflexions autour de la mort, à méditer…

« Il n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre. »

La Bruyère

« Chaque mort étonne ou scandalise, comme si elle était la première »

Vladimir Jankélévitch

« Dans notre société vouée à la vie à outrance, mourir est devenu tabou. Et faute de maturité, la mort est occultée, alors que les mots mourir et mûrir sont proches, et ce n’est sans doute pas par hasard. L’un et l’autre n’évoquent-ils pas la vie qui donne un fruit, même si pour l’un ce fruit reste invisible ? » Cécile Chambon

« La vie est brève et la mort est certaine »

Auteur inconnu

« Si vous désirez vraiment apercevoir l’esprit de la mort, ouvrez grand votre cœur au corps de la vie. Car la vie et la mort sont un, de même que la rivière et l’océan sont un. »

Khalil Gibran

Bibliographie:

  • Les cinq phases du mourir de Cécile Chambon (Article édité par Nouvelle Acropole)
  • Accueillir la mort d’Elisabeth Kübler-Ross (Pocket 2002)
  • Mieux Vivre avec les Fleurs de Bach de Pascale Millier (Eyrolles pratique)
  • Fleurs de Bach Savoir les utiliser en applications locales de Ricardo Orozco (Editions Médicis)

Laurence KLEITZ

 

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